Parle-moi de la résurrection

J’ai demandé à l’amandier : parle-moi de la résurrection, et l’amandier a fleuri !

La résurrection est un mystère qui laisse perplexes aussi bien les croyants que les douteurs. Et elle provoque instantanément chez les autres, chez les athées, un haussement d’épaules plus ou moins visible.

Parler de résurrection, forcément, ça amène à parler de la résurrection de Jésus, le christ.

Jésus ressuscité ! Je viens de parler des haussements d’épaules, eh bien, la résurrection de Jésus est une des principales causes de torticolis dans la société française.

Résurrection corporelle ?

Parce qu’enfin, faut-il croire à la résurrection corporelle de Jésus ? Faut-il admettre qu’il s’est levé dans son tombeau, a enlevé ses bandelettes, roulé la pierre du tombeau et est allé à la rencontre de ses disciples, mangeant avec eux des poissons, et leur montrant ses blessures ?

Certains, pas tous les chrétiens mais certains, ont du mal à croire cela. S’excluent-ils eux-mêmes du christianisme ? Et doit-on forcément croire à la résurrection matérielle, corporelle de Jésus ?

La réalité des choses, c’est que la « réapparition » de Jésus, les « réapparitions » même, si elles se sont produites  – et pourquoi pas ? – se sont produites il y a presque deux mille ans, pendant une quarantaine de jours et donc, qu’aujourd’hui, cela ne nous concerne plus.

Ce qui nous concerne, ce sont deux choses.

Les réapparitions

La première c’est que ces réapparitions de Jésus sont une « révélation » mystérieuse et difficilement compréhensible aujourd’hui.

Ça s’est passé il y a deux mille ans et on ne s’attend certainement pas à ce que Jésus nous apparaisse, dans une rue de notre quartier, dans un lieu de culte, dans notre vie de tous les jours.

Cependant, aujourd’hui, ici et maintenant comme on dit souvent, Jésus est au milieu de nous. On le voit comme on veut en fonction de sa sensibilité propre, on le voit comme un homme hors du commun, comme Dieu lui-même, comme une figure symbolique, comme une jolie histoire ancienne, cela c’est l’affaire de chacun, mais chacun sent bien que d’une certaine manière il est présent dans la société d’aujourd’hui.

La deuxième chose, c’est que le Nouveau Testament nous répète que, comme le Christ est ressuscité, de même nous aussi nous ressuscitons.

Or le Christ ne ressuscite pas au dernier jour, au jugement dernier, il ressuscite dès sa mort ou presque, et nous aussi donc. La résurrection du Christ est le modèle de notre propre résurrection.

Et là se pose la question qui nous touche : « Dans combien de temps ? »

Combien de temps avant cette résurrection que je vous annonce, comme une bonne nouvelle, comme un évangile (évangile, ça veut dire « bonne nouvelle ») ?

Le décès d’une personne chère

Reprenons l’exemple de Jésus. Il est ressuscité nous dit la Bible, le troisième jour. Mais en fait, il n’a pas mis trois jours à ressusciter, ce sont les disciples qui ont mis trois jours à comprendre cela.

Ce qui est sûr, c’est que, après le décès d’une personne chère, on ressent une stupeur, une sidération, un abattement, souvent une grande tristesse. Et cette tristesse peut confiner au désespoir quand il s’agit d’une mort prématurée, d’une mort injuste.

Mais ce que chacun peut constater, c’est que, au bout d’un certain temps, on sort de ce brouillard. Alors, la personne disparue nous revient. En quelque sorte on peut la voir, on peut lui parler, pourquoi pas ?

Donc, je crois que chacun de nous ressuscite quelque temps après sa mort. Nous vivons par ceux qui nous succèdent, que ce soient nos enfants ou non, peu importe. Nous sommes vivants dans le monde par ce que nous avons laissé, transmis, donné, témoigné.

Et nos anciens vivent par nous, par ce qu’il nous ont transmis. Et ils nous accompagnent, ne serait-ce que par leur souvenir.

Le souvenir que l’on a des morts, c’est certainement une vision un peu incomplète de la vie éternelle, mais ce n’est pas rien, et Jésus lui-même le mentionne lors de son dernier repas quand il dit : « faites ceci pour vous souvenir de moi ».

Il est bon de se souvenir de sa mère, de son père, ou de son enfant, de son frère ou de son conjoint disparu, de garder tout ce qu’on a reçu de meilleur d’eux, tout le bien qui a été partagé. C’est une façon de les faire vivre, c’est peut-être ça la résurrection, et c’est mieux qu’une tombe dans un cimetière.

Une réponse à “Parle-moi de la résurrection”

  1. bonjour , Le mot résurrection sans l’événement: crucifixion de Jésus n’a pas de sens comme l’événement crucifixion de Jésus sans le terme résurrection aurait fait oublier au fil des siècles le message de Jésus …. Ensuite , avec le mot résurrection il y a la réflexion « après la mort qu’y a t il ? » et depuis la nuit des temps , les religions à partir de suppositions en ont fait des croyances… Il est difficile d’accepter avec humilité le grand ? après la mort, et de rester ici sur terre …. au présent à se réjouir du message de Jésus en faire une transmission de génération en génération et c’est cela la résurrection , je pense que c’est cela que les premiers disciples bien après la mort de Jésus ont tenu à nous transmettre.

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