Jésus fils de Dieu

Jésus est-il fils de dieu ? Vaste débat !

La foi chrétienne repose, entre autres, sur l’idée que Jésus-Christ est Fils de Dieu. L’expression mérite qu’on s’y arrête, autrement que dans le flou non élucidé de la foi de notre enfance.

Les écrivains des Évangiles n’ont pas écrit ces textes de manière impulsive et spontanée. Ils sont imprégnés de la culture hébraïque qui les porte depuis des siècles et conditionne leur pensée. Cette culture elle-même est inscrite dans un rayonnement plus large. C’est celui des civilisations du Bassin Méditerranéen, dont le foyer égyptien et le foyer perse. Ceux-ci se sont interpénétrés tout au long de leur histoire et qui forment le berceau de la pensée sémitique. C’est dans ce contexte qu’il convient de déchiffrer le sens de cette expression fondamentale :  Fils de Dieu.

Les Pharaons se disent Fils de Dieu. Donc, les Égyptiens, à l’aube de l’histoire, donc à partir des années 3000 avant notre ère, ont fondé leur développement sur un système politique hyper puissant et sacralisé. Ce système assimile le Pharaon au Dieu solaire Rê, sous sa forme trinitaire de soleil naissant, au zénith et à son couchant.
Le Pharaon Khephren, qui règne vers 2500 avant notre ère, est le premier à officialiser cette identification au dieu créateur en proclamant sa filiation divine : il inclut le nom Sa-Rê (« Fils de Rê ») dans sa titulature, qui précède son nom de naissance, inscrit dans un cartouche. Et il se rattache ainsi charnellement à la puissance cosmique qui donne naissance à l’univers. À partir de ce moment, tous les Pharaons se feront appeler Fils de Dieu.

Pour lire la suite sur le site de Saint-Merry hors-les-murs, cliquez ici …

5 réflexions sur “Jésus fils de Dieu”

  1. Et nous perpétuons le même langage, langage utilisé lors des « écoles du dimanche », ou enseignement biblique pour les enfants et les catéchumènes ? Pourquoi donc ? Pourquoi nous utilisons ce même langage lors des liturgies ? ( nous = institutions ! ) …Quel est ce Dieu ( ou les dieux ) que nous invoquons, le même depuis la nuit des temps, quelle que soit la religion ? …

    • Bonjour Christiette! L’utilisation de ce langage ne me semble pas un mal si l’on a conscience qu’il s’agit de métaphores, d’images. Et il me semble que cela doit être enseigné aux enfants qui ont déjà vu, dans des écrits autres que religieux, l’utilisation de ces figures de style (disons dès l’âge du collège, 11 ans) . Ils apprendront ainsi à l’école du dimanche que « Dieu » est au-delà des diverses images que les religions utilisent dans leurs prières, liturgies etc.Le problème demeurant est que ce « Dieu » au-delà des religions ne peut être connu, étant le Tout Autre! ..Voilà pourquoi les religions ont recours à des « révélations » pour en parler, et celles-ci ne sont pas nécessairement intéressantes pour vivre heureux…Si nous sommes chrétiens, c’est que nous avons choisi de « voir » ce Tout Autre, à travers Jésus…Utiliser d’autres mots n’empêchera pas que les interprétations soient diverses et tout aussi farfelues. Le langage n’est jamais univoque ( sauf le langage administratif peut-être!) les mots étant polysémiques.

      • La théologie, c’est comme la comptabilité, on peut l’exposer de façon simple ou de façon obscure. Et les modes d’expression, les vocabulaires, les structures de phrases, évoluent avec le temps.
        Donc utiliser, pour « expliquer Dieu » à des chercheurs de sens, un langage qui demande à être lui-même traduit en langage d’aujourd’hui, cela incite beaucoup à réciter plutôt qu’à réfléchir … ou à tourner les talons !

        • La comptabilité s’explique, les textes anciens s’expliquent. Mais on exprime « Dieu » comme on le ressent ou comme on l’imagine, et pour cela le langage imagé, la poésie ne sont pas mal venus! Je suis d’accord sur le fait que les façons de s’exprimer évoluent avec le temps. Mais veux-tu récrire les textes anciens? Il faut simplement en déplier les images, c’est ce que font les prédicateurs en général, non? J’utilise au moment de la confession de foi un texte que j’ai bricolé à partir d’éléments divers, en langage d’aujourd’hui,(je te l’enverrai), il n’intéresse pas davantage les deux ou trois personnes sans religion (dont un ancien protestant!) à qui je les ai fait lire. Je crois que le problème est ailleurs et il n’est pas mince.

  2. Bonjour. Je dirai que cela n’est pas très nouveau pour moi. Sans aller chercher chez les Egyptiens, on voit bien dans les psaumes, que le roi intronisé est appelé « fils de Dieu ». Du reste chez les Grecs également, il n’est pas rare de donner une origine divine à des personnages vénérés qui deviennent ainsi légendaires. Je suis allée voir la suite de l’article de Colette Deremble sur le site indiqué. Si l’on en croit tous les textes cités, on ne peut qu’adhérer à cette théorie de l’origine égyptienne du mythe chrétien. Ce qui serait intéressant c’est d’avoir les références de ces textes. Où l’auteure les a-t-elle trouvés? Merci par avance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*