Jésus, l’harmonie cérébrale

Neurologues et savants font une distinction entre le cerveau droit et le cerveau gauche.

Cerveau droit et cerveau gauche

N’entrons pas dans la véracité scientifique de cette distinction et tenons-nous en au plan métaphorique : le cerveau gauche symboliserait une pensée mécaniste et linéaire, alors que le cerveau droit ouvrirait sur un monde plus grand, celui de l’intuition et de la spiritualité.

Or, la société d’aujourd’hui, industrielle, technique et cartésienne, privilégie les compétences du cerveau gauche, au détriment de la connaissance par intuition, préconisée au XVIIème siècle par Spinoza, philosophe formé au rabbinat, mais exclu de la communauté juive et protégé, dans son exil au Pays-Bas, par les réformateurs.

Cette connaissance prend en compte la qualité relationnelle, les émotions et les envies créatives. Donc, l’idéal serait de dépasser cette asymétrie cérébrale et de retrouver l’harmonie entre ces deux hémisphères, parce qu’ainsi, on pourrait dépasser le fantôme de l’Intelligence Artificielle. Car elle fait peur. Et il suffirait d’apprendre à en faire bon usage pour qu’elle soit utile à l’humanité et éviter qu’elle ne soit néfaste.

La synthèse humaine

Jésus de Nazareth me semble être le chantre de cette humanité tant désirée :

Parce qu’il est respectueux de ce qui est en place, « rendez à César ce qui est à César ». Jésus donne priorité au langage, « vous avez entendu qu’on a dit à vos ancêtres … mais moi je vous dis ». Il verbalise, reste précis, rationnel. Tel est ce qui est attribué au cerveau gauche.

Et parce qu’il prend au sérieux les paraboles, proches de la poésie, il invente et crée. Il perçoit le danger. De même, il voit les choses de matière globale. Il est secoué par l’émotion : à la mort de Lazare (Jean 11 :35), à l’approche de Jérusalem (Luc 11 :19),  il pleure. Il reconnait les visages. Tel est le cerveau droit.

Jésus réconcilie et allie toutes ces fonctions. Il rassemble le cerveau humain, droit et gauche. Il invite à une humanité pleine et entière et il vit cette humanité, il ne la prêche pas. Son compagnonnage nous est assuré. Pas besoin de revêtir un maillot portant son nom parce qu’il n’est pas une idole. Il est à la fois débateur comme Socrate et affirmatif comme Nietzsche.

N.B. : voir aussi « Jésus proclamant, Jésus proclamé« 

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